Alep

Voir ces images, entendre ces reportages sur ce qui se passe en Syrie, ce qui est sur le point de se passer au Sud Soudan me brise le cœur.

Aujourd’hui, lors du spectacle d’école de mon grand lutin, un groupe d’enfant chantait une chanson du genre « pour les enfants du monde entier » et là, les larmes sont montées. Non pas de trouver ces enfants [chantant un peu faux] mignons, mais de les entendre chanter l’amour et la paix dans le monde. A imaginer ces enfants d’Alep, innocents, perdus, abandonnés, apeurés la tristesse m’a envahie. Malgré moi, les larmes ont coulées, dans le noir de la salle de spectacle de l’école. Mon lutin #2 perché sur mes épaules dont je savourais la présence, les caresses sur ma tête.

La paix, ces enfants d’Alep ne le connaissent pas, ne la connaîtront probablement jamais. Perdus dans le désastre de la guerre. Tenus en otages dans des idéologies. Laissés pour compte des adultes devenus fous.

C’est toutes ces pensées qui m’ont envahies quand ces enfants du primaire ont chanté la paix dans le monde. J’ai vu ces enfants d’Alep perdus et abandonnés de tous, qui ont perdu la fraîcheur et la candeur propre à leur âge. Et les larmes ont coulé… malgré moi, malgré le moment festif…

Ce soir en embrassant mes lutins avant d’aller dormir, par la pensée j’embrasserai tous ces enfants d’Alep…

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Vers le vert

Depuis quelques année, notre famille s’oriente vers une meilleure consommation. Une consommation plus responsable et plus simple.

Nous étions déjà sensibles au sujet du respect de l’environnement depuis de nombreuses années, mais en habitant en Amérique du Nord nous étions quelques peu tombés dans des pratiques de sur-consommation.

C’est en me promenant sur des blogs de mamans que je me suis un peu plus sensibilisée à deux choses:

1- la simplicité volontaire: le choix de consommer de manière simple et non exagérée. De choisir des produits locaux et durables autant dans la consommation de biens que alimentaires.

2- la réduction des déchets, pour tendre vers le zéro-déchets. Choisir d’acheter des bien alimentaires ou autre en créant le moins de déchets possible. En refusant les sacs plastiques (ou même en papier), en choisissant des produits en vrac plutôt qu’emballés.

Comment cela se concrétise dans la vie de tous les jours? Ce n’est pas toujours simple et pourtant, ce n’est pas compliqué. Les deux notions sont complémentaires: vivre plus simplement, c’est prendre le temps de choisir mes achats, de consommer local, de cuisiner etc…

Pour l’alimentation, comment y parvenir?

  1. j’achète les produits secs (farine, sucre, noix, flocons d’avoine, thé etc…) en vrac à mon épicerie local Méga Vrac qui vend du vrac. Un peu plus loin que dans mon quartier j’aime l’épicerie Loco  J’y trouve entre autre la nourriture naturelle pour chat en vrac.
  2. je m’approvisionne en fruits et légumes via une fruiterie de mon quartier (www.pousselananas.com) qui offre des paniers de fruits et légumes. Lors de la préparation des commandes, les items sont placés dans des boîtes. Quand je viens chercher ma boîte, je transvase le contenu de la boîte dans mon propre sac. Je refuse donc le carton qui chez nous finirai au recyclage. Les fruits et légumes ne sont pas dans des styromousse, mais placés en vrac. Donc même pas de déchets rendus à la maison (sauf exception)
  3. quand je ne peux faire autrement que d’acheter des items emballés, comme la viande, le lait, le yogourt, je choisi le plus grand format possible. Je congèle la viande et mets le yogourt dans des petites boîtes de plastique pour le lunch de grand lutin.
  4. je cuisine le plus possible et prépare des lunchs zéro déchets grâce à des boîtes, des bocaux et des thermos.

Pour les habits?

  1. Quand j’achète des habits neufs, je choisi des items que je sais qui vont être durables: des robes de créateurs québécois faits dans des tissus de qualité.Pour les lutins, je veille à choisir du durable. Idem pour les chaussures.
  2. Je magasiner à la friperie les meilleures robes, les paires de souliers etc… tant de gens achètent des habits / chaussures et ne les portent jamais avant de finalement les donner.
  3. Pour les enfants ce sont des amis et collègues qui partagent les habits de leurs enfants plus grands que les miens.
  4. Quand les habits des lutins deviennent trop petits, je vends à petit prix, je donne au suivant.

Pour les produits de nettoyage et de soin de la peau:

  1. je choisi de remplir mes propres pots. Il y a de plus en plus de choix de lessives et savons en vrac. Je ne suis pas encore rendue à faire ma propre lessive, mais j’y songe!
  2. Certaines micro-boutiques créent des produits tout simplement magnifiques. Comme les produits artémis qui proposent de une superbe huile de visage faite de produits 100% naturels et dont le petit pot est consigné!
  3. Mon dernier pas marquants vers la réduction de mes déchets: j,ai découpé de vieux t-shirts pour en faire des mouchoirs. je suis ravie et surtout les enfants s’y sont très bien faits!

Surtout, avant chaque achat que je sens qui devient compulsif, je me force à me poser quelques questions:

  1. en as-tu réellement besoin?
  2. Est-ce que tu vas regretter ton achat?
  3. Est-ce que tu ne possède pas déjà quelque chose de similaire?

Bref devenir vert, c’est avant tout lire, se renseigner, partager les bonnes pratiques. Aujourd’hui internet et les réseaux sociaux me permettent de piger des idées, partager les miennes et surtout à m’encourager dans la voie choisie. C’est aussi accepter qu’on ne devient pas zéro déchet d’un coup d’un seul. Que c’est le fruit d’un processus, un pas à la fois.

Quelques sources:

Béa Jonhson, une de celle qui a théorisé la notion de Zéro Déchet: http://www.zerowastehome.com

Laure Caillot, maman Zéro Déchet de mon arrondissement: http://www.lespimous.com/ Elle a une belle approche et surtout elle est locale donc ses conseils, ses ressources, je les trouve dans mon quartier 🙂

Le groupe de la simplicité Volontaire au Québec: https://www.facebook.com/groups/596238410468923/?fref=ts

Réseau Québécois pour la simplicité volontaire: https://www.facebook.com/RQSV.Simplicite.Volontaire/?fref=ts

Et vous, devenir verts, ça vous tente?

Ces moments usants

Il y a des matins, des soirs ou des weekends au complet où je paierais bien quelqu’un pour gérer les crises lutinesques.

Ces crises qui n’ont aucune source connue et qui t’usent et te vident tellement que dès qu’elle est finie tu voudrais filer te coucher.

Ces crises qui éclatent n’importe quand et qui s’accompagnent de cris, de pleurs, de « je me roule par terre en hurlant et en tapant des pieds comme un bacon dans la poêle à frire ».

Parlons concrètement de notre crise magistrale de ce lundi soir par notre lutin #2. Je le récupère à la garderie. Tout va bien, la journée s’est bien passée. Il est de bonne humeur. Justement il me dit qu’il voulait que ce soit moi qui vienne le chercher. Pfiou on évite la crise du « non pas toi qui vient me chercher! Papa devait venir ». Bref tout roule! On récupère le sac, vérifie que la trottinette n’est pas garée dans le garage à poussettes et autres items à roulettes des enfants de la garderie et hop on file chercher le Grand Lutin à l’école. Là encore tout roule. Je pousse ma « luck » en faisant un détour par la SAQ et la fruiterie pour nous ravitailler. Pas de crise alors que nous hésitons entre des pêches et des prunes, des carottes et des patates. Pourtant tout aurai pu se passer. L’épicerie est tellement un super lieu de crise lutinesque.

Alors en sortant de la fruiterie je félicite mes lutins pour leur attitude de grands et leur dit à quel point j’apprécie leur patience alors qu’ils sont « affamés ».

Quelques minutes plus tard nous franchissons le pas de la porte et oh lala mon dieu! Le monde s’écroule. Lutin #2 tombe, se roule par terre et commence à hurler. Pourquoi? No f**cking reason. Juste par ce que quelque chose dans sa tête ne se réalise pas comme il le pensait.

Je gère la crise avec humour et détachement et cela semble se calmer. Jusqu’à l’épisode des raisins pour la collation. Je lui en mets 4-5 dans une boîte mais non le bacon se met à frire, jusqu’à ce que je comprenne qu’en fait il en voulait plus. « mais tu pouvais pas le dire avec des mots???? %?&*@(#*(??#!!!! »

Et cela s’enchaîne jusque au repas pendant lequel nous avons eu la grande crise. Celle qui te vide deux parents en  dedans de 5 minutes par ce que:

  • trop de pâtes!
  • pas assez de pâtes!
  • de la viande!
  • non la viande touche les pâtes!
  • finalement je voulais pas cette assiette!
  • aide moi!
  • non moi tout seul!
  • etc…

Finalement lutin #2 a passé les 3/4 du repas en retrait, dans la salle de bain avec papa ou maman (en alternance) qui essayait de la calmer en tenant la porte fermée.

Finalement d’un coup, sur un malentendu, Lutin #2 s’est calmé et a fini son repas (on était rendu au dessert) et nous – parents – on fini notre verre de vin en se disant que celui ci, on l’avait bien mérité!

Là ce n’est qu’un exemple, mais je pourrais aussi vous raconter les crises du matin, du weekend etc…  Bref parfois je me sens dépassée et attends avec impatience que les f**cking three soit derrière nous!

Derrière un sourire

En ce samedi matin, alors que je vadrouille sur mon Facebook (oui je suis assez addict de cette plateforme et je vous dirais pourquoi plus tard) je vois deux publications d’amies-mamans de la garderie qui m’interpellent.

Je ne sais pas si ces amies-mamans de ma garderie se reconnaîtront mais je vais essayer de ne pas dévoiler leur vie, mais vous partager ce que j’ai ressenti à la lecture de leur publication.

Les deux parlaient d’événements très importants dans leur vie. Qui avaient ou ont bouleversé leur vie sur un plan professionnel, personnel, émotionnel. Chacune de leur publication est venue me chercher au plus profond de moi. Tout simplement parce que ce sont des personnes que je croise très régulièrement, à qui je dis bonjour et dont je prends régulièrement des nouvelles. Des amies-mamans de la garderie dont le sourire – malgré les choses vécues – n’a jamais laissé transparaître tout ce qu’elles vivaient ou vivent.

Je les ai trouvé alors extraordinaires de faire face à ces difficultés sans rien laisser paraître. Être capable de sourire et de dire ça va, même si au fond de soi, de sa vie c’est le chaos. Moi pour qui, quand ça ne va pas, tout se lit sur le visage. Je suis impressionnées par ces personnes qui arrivent à sourire même si la vie n’est pas toujours rose.

Alors pour finir je dirais que derrière ces sourires de tous les jours, de toutes ces amies mamans de la garderie, il y a parfois du beau et du bon, mais aussi d’autre fois une peine, une tristesse, un vide qu’on ne veut pas dévoiler car cela apporterai trop d’émotions que nous ne souhaitons pas partager à ce moment là. Lire les publications de mes amies-mamans de la garderie sur Facebook me donne envie de les serrer dans mes bras, de les féliciter d’avoir continué à sourire et à avancer pour dépasser ces moments difficiles et surtout d’être capable a posteriori de partager et de continuer à sourire.

 

Rentrée de maman

En ce mois de septembre 2016, je fais un retour tranquille, mais important pour moi, sur les bancs de l’école. De l’université en fait.

Depuis plusieurs années, je ne cessais de dire que j’aurai dû suivre mon rêve d’aller étudier en histoire, faire une maitrise, un doctorat, une thèse etc… bref un rêve d’une fille éternelle étudiante, toujours en quête de savoir.

De manière plus concrète, je me disais que ce serait bien d’aller étudier en marketing et plus précisment en réseaux sociaux. Ce domaine me porte, me fait vibrer et me semble un tellement fascinant. Il y a eu deux éléments déclancheurs à mon inscription à l’université:

  1. mon amie qui suivait déjà un programme de certificat qui m’en parlait et me disait que ça me plairait d’étudier ce domaine
  2. ma coach professionnelle (Attitude orange) qui m’a dit d’arrêter de rêver et de foncer.

Me voilà donc, 6 mois après l’envoi de mon dossier à l’université, une nouvelle étudiante avide de connaissances pour pouvoir mettre en place de belles choses! Un cours à la fois, un semestre à la fois. Tranquillement mais sûrement!

Quelle est ta rentrée à toi maman?

 

retour-universite

#rentrée #université #mamanétudiante #formationcontinue #certificatencommunication #uqam

Noël en été

Quand on habite à l’étranger, recevoir de la visite de parents c’est un peu comme fêter Noël! Oui oui, l’expérience vécue est très similaire. Voici les 10 points de ressemblance:

  1. La visite s’annonce plusieurs semaines voire plusieurs mois d’avance. Alors on anticipe, on se réjouit, on met une étoile dans le calendrier.
  2. On dresse des listes:
    1. Celle des choses qu’on veut qu’ils nous apportent: de la confiture maison, de la crème de marron, des habits pour les lutins, un sac d’école etc… Ces petites choses qui nous rappellent « notre chez nous », « notre enfance ».
    2. Celle des choses à faire, à visiter…
  3. Quand la date d’arrivée approche, on commence à compter les dodos, préparer la maison, ranger etc…
  4. Le jour de l’arrivée on trépigne, on regarde l’heure, on se fait beau.
  5. La visite arrive toujours avec des cadeaux de ceux et celles qui ne nous rendent pas visite à ce moment là.
  6. Il y a toujours les cadeaux de la liste et les cadeaux hors liste.
  7. Quand la visite est là, on mange de bons vrais repas accompagnés de vin.
  8. Quand la visite est là, on se couche plus tard, on passe des soirées à discuter
  9. Les enfants sont en vacances ou en rythme allégé de garderie / école
  10. Quand la visite repart on est plus fatigué qu’avant son arrivée

Habiter loin c’est vivre ces moments-là uniques pendant lesquels les enfants profitent à 200% de leurs grands-parents, sont gâtés et choyés comme jamais car ils ne les voient que 1 à 2 fois par an. Du côté des parents, c’est une trêve dans la routine des repas, de l’épicerie et de la course matin et soir pour être à l’heure à la garderie, à l’école et au bureau.

Avoir de la visite c’est un moment magique, mais épuisant à la fois qui revient, mais pas trop souvent. On se lasserait sinon!

Se dépasser!

Grâce à mon travail, j’ai la chance de participer à une journée de l’événement le Grand Tour Desjardins de Vélo Québec.

L’an dernier, nous avions relié la ville de Granby à celle de Magog. Ce 100 km avait été pour moi l’occasion de plusieurs choses:

  1. me dépasser physiquement
  2. prendre du temps pour penser à moi, ce que je vivais à ce moment là
  3. prendre des décisions
  4. admirer les belles routes de l’Estrie

Cette année, le Grand Tour était en Outaouais. Une autre région. Magnifique, très montagneuse aussi. Plus que je ne le pensais. Et là encore, j’ai pu me dépasser physiquement (84 km) et intérieurement (quasiment 6h de vélo le plus souvent seule). Les montées, nombreuses, me poussaient à appuyer sur mes pédales, tirer pour maximiser ma puissance. A chaque montée, je me prouvais que physiquement j’étais capable, mais aussi que ma réussite tenait à ma force de caractère. À chaque descente, il me fallait affronter ma peur de la vitesse: gérer mes freins et surmonter ma crainte de tomber à chaque trou ou chaque bosse (et autant vous dire que les routes de l’Outaouais en sont pleines!). Il fallait que je me raisonne, que je me dise que j’étais capable. D’ailleurs c’est un drôle de reflet de ma personnalité: je préfère les montées que les descentes. Comme si la maîtrise  de moi quand je monte était plus facile à aller chercher que celle qui me pousse à dépasser mes peurs et mes limites en descente rapide.

Il est certain que cette journée là fût moins intense émotivement et personnellement que celle de l’an dernier. Toutefois elle m’a permis de continuer d’avancer dans mes réflexions et de me prouver que j’étais capable de me dépasser, dans tous les sens du termes.

Au delà de mon ego, cette journée en vélo fut un merveilleux moment entre collègues. Tous enjoués, motivés et prêts à donner leur meilleur. Sportif ou moins sportif, nous avons tous pris le temps de nous attendre et de nous encourager les uns les autres.

Après des journées comme celle-ci, je ressort toujours grandit et j’aime ça. Merci la vie 🙂